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Maîtrise de l’eau et irrigation
Il s'agit de protéger les truffes nées en mai-juin de la sécheresse
estivale qui, si elle dure plus de trois à quatre semaines, peut entraîner
leur mort et l'absence de production en hiver.
Traditionnellement, le brûlé des meilleurs arbres truffiers était couvert de branches de genévrier ou de chêne dès le mois de juin. Les branchages sont déposés sur le sol sans chercher à couvrir entièrement le brûlé et enlevés en septembre ou octobre en prenant soin de recouvrir de terre les truffes superficielles. En Provence, sur sol faiblement pourvus en matière organique, on utilise la paille.
L'irrigation ou l'arrosage des truffières (peu importe le nom pourvu
que le résultat soit au bout) apparaît de plus en plus indispensable compte
tenu de la répétition des étés secs.
Cette pratique n'est pas facile à mettre en œuvre dans les régions
calcaires à cause de leurs ressources en eau limitée (sous-sol karstique ne
retenant pas l'eau). Dans ces conditions, les micro-asperseurs fonctionnant Ã
faible débit (40 à 80 litres / h) et à pression modérée (2 bar) sont installés
uniquement sur les arbres producteurs. Parfois, la ressource en eau utilisée
est l'adduction d'eau potable.
Il convient d'apporter en moyenne 20 mm (20 litres au m²) tous les 15 Ã
20 jours en juin, juillet, septembre ; en août, la fréquence peut passer à 7 Ã
10 jours de façon à satisfaire les besoins des truffes qui ont un taux de
croissance maximum pendant cette période.
L'arrosage doit débuter au plus tard à la Saint-Jean et doit évidemment
prendre en compte la pluviométrie naturelle (nécessité d'un pluviomètre). Il
n'exclut pas la couverture des brûlés avec des branchages de façon Ã
économiser l'eau en limitant son évaporation.
Une irrigation excessive favorise la pousse des arbres et peut
contribuer à la régression de la truffe noire remplacée notamment par la
truffe brumale ou d'autres espèces de champignons.