Histoire du village de Sainte-Alvère

 

Connu dès le Haut Moyen-Age, Sainte-Alvère tient son nom d’Alvéréna, martyre probablement tuée par les Normands au IXème siècle. Devenu une seigneurie importante grâce à la famille des Lostanges, le village est dominé au XVème siècle par une immense forteresse. Celle-ci fût détruite pendant la Révolution et il ne reste que trois tours, la poterne, les remparts et le pigeonnier. Le village est ensuite quelque peu tombé dans l’oubli jusqu’au XXème siècle puis ses habitants se sont distingués pendant la seconde guerre mondiale. Aujourd’hui Sainte-Alvère doit sa renommée à l’important marché aux truffes qui a lieu tous les hivers.


Le Château des Lostanges

Sainte-Alvère a conservé de nombreuses traces patrimoniales de son passé dont les vestiges du château des Lostanges et l’église Saint Pierre es Liens, tous deux classés à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Cette ancienne forteresse fut jusqu’au 18ème siècle une des plus belles et plus vastes demeures seigneuriales du Périgord.

Démolie sur ordre du conventionnel Lakanal suite à la révolution, il n’en reste aujourd’hui que trois tours ; le porche, une partie des remparts ainsi qu’un pigeonnier.


L’église Sainte Pierre Es Liens

Avant la construction de l’actuelle église Saint Pierre Es Liens, une autre église existait. Nous ne savons que peu de choses sur cette bâtisse primitive, détruite en 1775. D’après des archives du 13ème siècle, elle avait été consacrée en 1172. De style roman, elle se trouvait en dehors de l’enceinte du bourg castral et devait avoir été édifiée à proximité du cimetière qui occupait l’emplacement de l’actuelle halle.

Au 18ème siècle, la famille des Lostanges décida la destruction de l’ancienne église et assura la construction de l’actuel édifice.Sa construction débuta le 18 mai 1775. Sa consécration fut faite en grande cérémonie, le 16 décembre 1783 alors qu’elle n’était pas encore terminée. Inachevée lors de sa mise en service, l’église Saint Pierre Es Liens n’a jamais été terminée du fait de la mort du Marquis de Lostange. De plus, en considérant sa taille en architecture, il est fort probable que ses plans furent dressés par un architecte parisien, qui n’avait pas pris en compte la difficulté à trouver sur place les matériaux et le savoir faire nécessaires à ce type de construction.

Laissée à l’abandon pendant plus de 30 ans, faute de moyens financiers, l’église présentait un danger pour les fidèles. Le bâtiment nécessitait d’incessants travaux de sauvetage qui coûtaient chaque année très chers à la commune.

En 1876, d’importants travaux furent lancés : reconstruction presque totale de la nef et de la façade, de la coupole centrale, des bas côtés et de l’abside. Les modifications furent tellement importantes, que l’évêque de Périgueux dût reconsacrer l’église avant de la rendre au culte. Finalement le clocher, édifié au 19 ème siècle fut détruit en 1953 en raison du danger qu’il représentait.

Aujourd’hui, suivant le plan de travaux (en trois tranches) proposé par l’Architecte en Chef des Monuments Historiques, la municipalité a entamé le grand chantier de sa restauration.


 

Le reliquaire

Un reliquaire du 14 ème siècle retrouvé par hasard dans l’église en 1970 a été récemment restauré. Inscrit à l’inventaire des Objets Mobiliers des Monuments Historiques, il renferme les fragments de crâne d’une jeune fille.

La légende raconte qu’il s’agit de la jeune Alvéréna (qui a donné son nom au village), une vierge tuée lors de l’invasion des Normands en 849. Ces derniers, collectionnant les chevelures chrétiennes pour décorer leurs casques décapitèrent la malheureuse. Sa tête, ayant rebondi sept fois, fit naître les sept fontaines de Sainte-Alvère.

Lire la Légende d’Alvéréna

LA LEGENDE DE SAINTE ALVERE

The Legend of Alverena


 

Le Tramalh

Autre élément du patrimoine ayant subsisté : le Tramalh.

Du mot occitan qui signifie « travail », ce petit portique en bois servait à atteler les bovins et les chevaux pour les soigner, les ferrer ou les seller.


 

Parcours d’interprétation du Patrimoine

Grâce au travail de l’association Au Fil du Temps, vous pourrez suivre l’évolution de l’architecture de Sainte-Alvère marquée par des générations de bâtisseurs depuis le Moyen Age. Des vestiges du château des Lostanges aux remparts, en passant par une architecture plus moderne, cette richesse architecturale vous sera dévoilée au travers des différents points de vue. Un dépliant avec le plan de la commune pour partir à la découverte de Sainte-Alvère est disponible à l’Office de Tourisme.

Histoire du village de Saint-Laurent des Bâtons

A 7 kilomètres à l’ouest de Sainte-Alvère et 22 kilomètres au nord-est de Bergerac la commune de Saint Laurent des Bâtons est située sur les rives du Caudeau. C’est un village aux paysages agricoles et qui possède de vieux bâtiments de caractère.


 

Histoire

Dès le 13 ème siècle le village de Saint Laurent des Bâtons est connu pour son église. A l’origine il était appelé Sanctus Laurentus, du nom de ce diacre martyr qui, au cours des persécutions du 3ème siècle menées par l’empereur Valérien, refusa de livrer les trésors de l’église. Le patron de la commune, Saint Laurent donc, est fêté le 10 aout.

En 1730, le village adopte le nom de Saint Laurent du Baston. Plusieurs hypothèses tentent d’expliquer ce choix, allant des pèlerins qui, guéris, laissaient leurs béquilles en témoignage de reconnaissance, aux coups de bâtons donnés sur l’ordre d’Henri IV pour punir des soldats installés dans le bourg. Toutefois l’hypothèse la plus plausible repose sur Baston, un patronyme méridional courant.

Par ordonnance du roi le 18 novembre 1833 les communes de Saint Maurice (alors indépendante) et de Saint Laurent des Bâtons sont réunies en une seule commune rattachée au canton de Saint Alvère (orthographiée en Sainte Alvère en 1972)


 

L’Eglise

C’est une église romane qui a subi de nombreuses restaurations. Elle a la forme d’un rectangle lambrissé présentant sur l’un des pans de mur les restes d’une voûte ogivale et comprend treize croisées. Elle abrite deux chapelles l’une à la Vierge et  l’autre à Saint Joseph.


 

Le Château de Saint Maurice

Durant le Haut Moyen Âge, le château est une maison forte dont les remparts, les douves et le pont levis ont aujourd’hui disparu. La bâtisse est alors le fief des Pons. On dit qu’un certain Renard de Pons en serait d’ailleurs parti en 1145 pour rejoindre la 2ème croisade.

Parmi les curiosités citons la présence à l’intérieur d’une tour carrée d’un escalier à vis probablement le plus large du Périgord, et des baies à meneaux.

De 1816 à 1962 la demeure est abandonnée pour être finalement classée monument historique pour ses façades et sa toiture et  rénovée par ses propriétaires actuels.


Le relais de diligence de Louillet

A contempler la paisible demeure, difficile d’imaginer qu’il s’agit d’un ancien relais de diligence utilisé par de nombreux voyageurs empruntant la route (voie romaine) reliant Bordeaux à Brive. Derrière un pittoresque porche d’entrée on distingue l’habitation du maître  de poste, le logement des cochers, les écuries et la salle des voyageurs. Remarquable cheminée du 17 ème siècle.


En hommage aux pélerins du Chemin de Saint-Jacques et à la légende de la source de Saint-Laurent des Bâtons, des Bâtons de marche « Le Bâton de Saint-Laurent » ont été crée par un artisan périgourdin. Ils sont en vente à l’Office de Tourisme de Sainte-Alvère.